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Au Burkina Faso, la filière fruits et légumes génère près de 5% du PIB. Le Haricot vert figurait en tête des produits d’exportations du Burkina Faso dans les années 80 où le pays en était le 3ème exportateur africain après le Kenya et le Sénégal.. 

La chute des exportations de haricots verts a été très sensible dans les années 1985 où des quantités importantes n’ont pu être exportées suite à des problèmes de fret.

Le président Thomas SANKARA, en plus d’inciter les fonctionnaires à consommer le haricot vert, avait alors créé une compagnie aérienne de cargo dénommée Naganagani chargée du transport du haricot vert burkinabè sur le marché international.

Après la période révolutionnaire, dans les années 93, l’Etat burkinabè a procédé à la libéralisation de la filière.

De 3242 tonnes en 2003 à 745 tonnes en 2017, les exportations de haricots verts ont connu une chute vertigineuse de 77% et, ont maintenu une tendance baissière jusqu’à la fin 2019. Parmi les facteurs qui expliquent ce recul, on cite la récession économique qu’a subit le marché européen sur la période 2007-2012.

La filière reste cependant confrontée à nombreux problèmes parmi lesquels figure le manque d’organisation, toute chose qui impacte négativement le maillon de la production et celui de la commercialisation.

Un autre problème réside au fait que le prix du haricot vert n’a pas de prix sur le marché international au même titre que le coton ou le cacao. Chaque exportateur négocie directement son prix avec son acheteur sur le marché international.

Vient ensuite le problème de compétitivité même du haricot vert burkinabè sur le marché européen. En effet, le haricot vert burkinabè, du fait de son exportation par voie aérienne, revient trois fois plus cher que le haricot vert du Maroc, du Sénégal et de l’Egypte qui est acheminé par bateau sur le marché européen.

Aujourd’hui, le constat est évident. Les années 80 qui ont connu l’apogée de la filière haricot vert sont bien loin derrière nous. Le marché international se situe dans un contexte différent.

Pour la Rédaction de Investir au Burkina, même si le haricot vert burkinabè a perdu son lustre d’antan, ce légume fait désormais partie des habitudes alimentaires des burkinabè et peut fortement contribuer à l’autosuffisance alimentaire de la population surtout dans ce contexte de lutte contre la pauvreté.  Il reste cependant à développer le marché intérieur et à résoudre la question de la périssabilité du produit.

Une synthèse de BAMBIO Z. François, pour Investir au Burkina

Source: INSD - Annuaires du commerce extérieur 2005, 2017

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